Journée mondiale d’action en faveur du droit de grève

gréves-@Pauline Loroy- creative commons- CC0

La grève est une action initiée par les salariés d’entreprises depuis le XIXe siècle, pour faire entendre à leurs employeurs et contemporains, leurs revendications, en cessant le travail pour protester en public. Les groupes de travailleurs rassemblés en syndicats et concertant sur les plaintes les plus nombreuses et légitimes des employés sont souvent les initiateurs de ces mouvements.

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) et le droit à la grève

Le droit à la grève est garanti par la convention 87 de l’OIT depuis des années, et pourtant le groupe des employeurs de cette même Organisation Internationale du Travail veulent faire abstraction de ce droit légitime depuis 2012. En effet, ces derniers insistent sur le fait que cette convention « n’évoque pas expressément » le droit à la grève. D’un autre côté, le CEACR (Commission tripartite de l’application des conventions et recommandations de la Conférence internationale du travail) et le CLS (Comité de la liberté syndicale) tentent de faire prévaloir ce droit en insistant sur l’article 3 de la C87. C’est en 2015 que l’OIT consent de nouveau à reconnaitre la légitimité du droit de grève après le succès d’une action entreprise à l’échelle planétaire déclenchée par la CSI ou Confédération Syndicale Internationale, dans le cadre de la protection du droit à la grève.

La CSI à l’origine de la réintégration du droit à la grève

La CSI ne cesse de faire campagne pour préserver le droit des travailleurs à manifester pour pouvoir balancer les rapports de force entre employés et employeurs au sein d’une entreprise. La confédération s’appuie sur l’observation fréquente de restrictions en droit et de violations en pratique du droit à la grève dans plusieurs pays. Cette confédération a ainsi initié la mise en place d’une journée d’action mondiale du droit à la grève en choisissant la date du 18 Février. À cette date en 2015, plus de 100 manifestations et activités diverses ont été amorcées pour plaider la cause des salariés et travailleurs du monde entier. Le secrétaire général de l’Internationale des services publics (ISP) mentionne son appui pour ces actions en déclarant que : « Les clauses du travail qui renvoient aux normes de l’OIT ne constituent pas une garantie pour le respect des droits des travailleurs si l’autorité de l’OIT continue d’être compromise. C’est pourquoi il s’agit d’un enjeu prioritaire pour tous les travailleurs. »
En effet, la C87 étant une des huit conventions fondamentales, elle s’applique au même titre qu’un traité international auprès des États membres de l’OIT. C’est donc à ces Pays d’adapter leurs lois sur le travail aux conditions énumérées dans cette convention.