Les saints de glace

Les Saint de Glace - ©Susanne Jutzeler CC0 Creative Commons

À la sortie des mois printaniers, les saints de glaces font leur apparition. Connue pour être une période rude, froide voire glacée les saints de glaces nous racontent toute une histoire à travers le temps, qui sont-ils, d’où viennent-ils, que veulent-ils ?

  • En 2020, les saints de glace sont prévus le lundi 11, mardi 12 et mercredi 13 mai.

Les trois saints

Selon la classification catholique du calendrier d’en-temps, l’année liturgique fut organisée de façon à ce que chaque jour, un voire plusieurs saints y soient associés. Les saints de glace sont définis sur trois jours et donc il y a trois saints ; la Saint-Mamert, la Saint-Pancrace et la Saint-Servais. La définition des jours de saints fut classée selon une coutume adoptée au moyen âge ; dès lors qu’un martyr mourut, l’anniversaire de sa mort fut inscrit et le calendrier fut rempli de nom de martyr dont la mort doit être commémorée. (Les martyrs sont des personnes dont la foi est immense, ils vénèrent le Christ avec plus d’amour que pour les leurs ; leur mort est un signe d’amour).Les saints de glace sont connus de par leurs origines, de nos jours, le calendrier a bien changé. Les 11, 12 et 13 mai les saintes glaces ont remplacé Mamert, Pancrace et Servais ce sont saint estelle, Achille et Rolande qui sont répertoriés dans le calendrier Romain grégorien en vigueur. On rencontre même le Saint Urbain, il a eu pour malice de se faufiler entre l’histoire fameuse des saints de Glace (les jardiniers pourront vous le confirmer !). Le saint urbain est fixé au 25 mai du calendrier mais depuis peu, on y trouve la Sainte Sophie. « Le vigneron n’est rassuré que la Saint-Urbain passée ! » :Dicton dérivant de conseil pratique et sage !

Au fil des siècles il est normal de constater qu’une évolution se produisit en conséquence logique de la mutation des sociétés, le calendrier en a fait de même et les prénoms évoluèrent. L’actuel calendrier romain est apparu le 25 juillet 1960 par l’Eglise Catholique sous l’ordre du pape Jean XXIII, de plus un seul saint par jour n’est fêté.

Saint Mamert

Le premier saint de glace saint-Mamert, est un ancien archevêque de vienne né au Vème siècle. Il se fut distingué par l’éducation littéraire qu’il s’était conçu ainsi que par sa science en théologie. Mort en 477 après J.-C., saint Mamert était connu pour l’impulsion qu’il accorda aux chrétiens concernant l’intégration des « zones humides » dans leurs rites de commémoration divine. C’est ainsi que des processions eurent lieu devant des marais, endroits de contact avec le maître divin. C’est devant ces lacs naturels et étangs que les chrétiens invoquèrent la protection contre les inondations. Ils prièrent ainsi que la pêche soit bonne (facile et abondante) puis pour que les systèmes moteurs nécessaires au fonctionnement des moulins soient efficaces.

Saint Pancrace

Le second Saint, est un saint légionnaire catholique. Dès le jour du saint Pancrace, il est de coutume d’effectuer la neuvaine du bonheur. À partir du 12 mai les chrétiens s’accoutumaient d’exercices de piétée et de prières neuf jours durant. De nombreuses Eglises sont fondées sous son nom, le village de villar-saint-pancrace est également connu sous son appellation (Commune française située région Provence-Alpes-Côte d’Azur situé la banlieue de Briançon). Pour certains fidèles, Saint pancrace était un jeune garçon de Rome martyrisé, il était riche mais avait fait la guerre. Il était très jeune et protégeait les enfants. Il ne mourut pas plus tard qu’à l’âge de 14 ans durant le haut moyen âge.

Saint Servais

Le troisième saint, est Servais de Tongres. Né en l’an 300 après J.-C. En Arménie et mort en 384, épargné par celle-ci pour avoir prêché la vérité de l’évangile, Saint Servais fut le premier évêque du diocèse de Tongres en Belgique. Souvent baigné d’une pluie de larme il aurait fréquemment réclamé au bon Dieu que les Huns n’envahissent pas son territoire. Or la Gaule était vouée à être accaparée.Le Seigneur avait irrévocablement assigné que le pays serait ravagé par la plus terrible tempête. Serviatus, a toujours été appelé saint de neige à cause du miracle opéré à son tombeau. Très célèbre se sont au total 19 Églises et une ville qui porte son nom.

S’agit-il d’une légende?

Certains considèrent les trois saints de glace comme une légende sans fondements, pour d’autres, il y aurait une brusque chute de la température et on connaitrait une vague de froid printanière comme si l’hiver refaisait surface en mai.
La théorie qui rend responsable les gels des jeunes bourgeons serait que l’air froid nocturne vienne rafraichir l’atmosphère, événement sans conséquence lorsque les rayons du soleil du petit matin viennent brûler l’extrémité des pétales végétales et des jeunes pousses. Ainsi, les agriculteurs et les viticulteurs redoutent ces trois jours d’autant plus que les plantations subissent des températures douloureuses. Le jardinage est bien délicat.
Mais en réalité la transition entre l’hiver et l’été – le printemps – est toujours une période de forte instabilité météorologique. Les périodes de temps doux et de coups de froid sont possibles à tout moment. Ces changements soudain peuvent gravement endommager les plantes qui viennent tout juste de germer, étant frêles. La végétation se laisse de toute manière influencer par les aléas météorologiques, les agriculteurs et producteurs appréhendent chaque années la situation. Les rosiers, géraniums, vignes, pieds de tomates et autres arbres fruitiers sont dans leurs première étape de développement, les jardiniers ont intérêt à bien protéger les cultures.

Au fil du temps, les saisons n’ont plus le même rythme, elles n’ont plus autant de forme qu’auparavant. Nombreuses sont les personnes qui le confirment, ce sont notamment les hivers qui sont les plus jugés ; précoces, tardifs ou doux, ils ne révèlent plus en Occident la douleur des rafales de froid, les températures glaciales ne frappent plus autant les visages. Le décalage n’est absolument pas présent or les saisons maussades aux températures faibles avec des pics de chaleurs ou de fraicheurs donnent cette impression ; les données scientifiques recueillies démentent cette intuition de décalage. Un certain réchauffement climatique dû à la fonte des glaces serait la cause de la baisse de coup de froid ; les températures minimales avoisinent tout juste les -10C° dans le nord et les hautes montagnes Française, la baisse de température reste moindre. La terre absorbe depuis toujours la chaleur, le phénomène d’albédo (le pouvoir réfléchissant d’une surface, loi naturelle selon laquelle absolument tout possède un albédo). La terre a un albédo faible, les glaciers eux ont un albédo élevé car ils renvoient au maximum la lumière. En d’autres mots, selon la climatologie la quantité de rayons solaires réfléchis sur la Terre est de plus en plus faible. Le réchauffement en devient logique (une diminution des glaciers signifie moins de rayons réfléchis donc le maintien de la chaleur en elle ; c’est un cercle vicieux qui pousse la terre à se réchauffer).

Les mythes populaires

Selon certains mythes populaires, une partie de la population prétendrait que l’orbite de la terre est amenée à traverser un nuage de poussières nébuleux dans le système solaire, constitué de particules et résidus provenant de la formation des planètes à l’aube de leur existence. Ainsi pendant quelques heures la poussière ferait légèrement obstacle aux rayons du soleil qui nous réchauffent.
D’autres articles fondés sur une expériences de soixante-dix ans montrent que le fameux gèle ne se serait produit que quatre fois durant cette longue période. Et d’autres encore disent que nous subissons les turbulences importantes du courant de l’Atlantique nord qui nous apportent un vent du nord frais et donc une perte de chaleur.

Quoi qu’il en soit chacun se fait sa propre opinion, des explications il y en a des centaines mais certains agriculteurs se basent tout de même sur ces « saints de glace » aux températures fraîches, dont la fin annonce l’arrêt total de la période de gel.

Il existe aussi « les Cavaliers de glace », notés pendant la période du 23, 25, 29 avril et du 1er mai. Les évènements sont similaires aux saints de glace et les anecdotes, mythes, légendes et même dictons y sont d’autant plus nombreux !

Comment s'appellent les saints de glace ?

Les saints de glace sont issus d’une croyance populaire répandue dans toute l’Europe qui remonte au Haut Moyen Âge. Ils correspondent à la période climatologique des gelées tardives que la coutume situe aux alentours des dates des fêtes de trois saints : Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais. Celles-ci sont traditionnellement célébrées chaque année les 11, 12 et 13 mai.

Quelle est la période des saints de glace ?

La période des Saints de glace, également connus sous le nom de Saints glaces, est la même chaque année. On doit cette période climatologique à d’anciennes croyances du Haut Moyen Âge qui avaient alors cours en Europe. Elle correspond au 11, 12 et 13 mai.

Quand sont les dernières gelées ?

La tradition populaire fixe la période des dernières gelées au mois de mai. On appelle cette période climatologique les Saints de glace ou encore Saints glaces. Sa date est fixée aux alentours des 11, 12 et 13 mai, dates qui célèbrent les trois saints que sont Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais. De nombreux dictons ainsi que la tradition recommandent chaudement d’attendre que les dates des Saints de glace soient passées avant de repiquer des plants. En effet, aucune gelée n’est censée avoir lieu après ces dates.

Quels sont les saints de glace et leurs dates ?

Les saints de glace ou saints glaces sont trois saints de la religion catholique : Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais. Les dates qui célèbrent ces saints sont les 11, 12 et 13 mai. Cette période correspond aux gelées tardives qui peuvent se produire à cette période. La tradition veut que l’on ne repique aucun plant avant que les saints de glace soient passés. En effet, après ces dates, il n’y a plus de risque de gelées.