le Mont Sainte-Odile dans le village d'Ottrot en Alsace - ©Pierre Bastien via Communes.com

Le Mont Sainte-Odile : des Celtes aux Chrétiens

De passage dans le massif des Vosges, prenez le temps de découvrir l’abbaye de Hohenbourg, le couvent qui couronne le Mont Sainte-Odile, sur le territoire de la commune d’Ottrott.
Haut lieu de prière, cet édifice fondé au 7ème siècle par la fille du duc Adalric domine la plaine d’Alsace. Il accueille aujourd’hui pèlerins et touristes le temps d’une visite ou pour un séjour plus long.
Laissez-nous vous conter l’histoire de cet endroit chargé d’histoire et de la sainte-patronne de l’Alsace.

Un peu d’histoire

La préhistoire

L’Alsace a été occupée par vagues migratoires successives dès le Paléolithique moyen. Les plus anciens vestiges ont été découverts à Achenheim, en Basse-Alsace.
Les premiers villages sortent de terre durant le Néolithique en même temps qu’apparaissent la poterie, l’élevage et l’agriculture.
Durant le second millénaire avant notre ère, les hommes apprennent à travailler le cuivre et le bronze et établissent les premiers échanges commerciaux avec les tribus installées en Europe centrale et en Europe du Sud.

Les Celtes

Au cours du 1er millénaire avant JC, deux importantes civilisations se développent successivement en Autriche et en Suisse. Les cultures de Hallstatt et de La Tène se caractérisent par la production massive d’armes en bronze et en fer, par la complexification des rites funéraires et par la construction d’oppida (places fortes). La société se hiérarchise et les différences entre les classes sociales se remarquent principalement dans les sépultures.
Lorsque les hommes issus de cette culture migrent vers l’Europe de l’ouest, l’Asie Mineure et la péninsule ibérique, ils emportent avec eux leurs techniques et leurs traditions.
Ils sont à l’origine de la fondation des nombreux peuples celtes qui s’établissent dans l’ensemble de ces régions. Les tribus des Séquanes et des Médiomatriques s’implantent les premiers en Alsace.

Vers le 1er siècle avant notre ère, un chef guerrier nommé Arioviste, prend la tête d’une coalition germanique dans le but de s’emparer de ces territoires.
Ces peuples germaniques réunis sous le nom de Suèves s’allient avec les Séquanes qui sont à cette époque en conflit avec leurs voisins, les Éduens qui s’était rapprochés de Rome. En effet, les Romains avaient déjà annexé la Gaule Transalpine en 122 avant JC et avaient établi des relations commerciales avec d’autres régions celtiques.

Les Éduens sont défaits vers 65 avant JC ce qui permet aux Suèves de s’installer en Alsace sur des terres cédées par les Séquanes.
Arioviste est invité à Rome où il rencontre Jules César qui lui accorde le titre de « roi des Germains ». Il est possible que durant son séjour à Rome, Arioviste entend parler des projets de César qui prépare déjà la « Guerre des Gaules ». De retour dans son pays, il veut prendre le Romain de vitesse et franchit le Rhin à la tête de 120.000 hommes.
Devant cette menace, les Séquanes s’allient à leurs anciens ennemis, les Éduens et rencontrent les troupes suèves vers 62 avant JC.
La « Bataille de Magetobriga » se déroule en Alsace mais le lieu précis de la rencontre reste inconnu. Arioviste sorti vainqueur de ce conflit soumet Éduens et Séquanes.

Cette prise de pouvoir sert de prétexte à Jules César, proconsul des Gaules transalpine et cisalpine et de l’Illyrie, pour intervenir et entamer une guerre qui va durer 8 ans et se solder par la conquête de l’ensemble des Gaules.
Arioviste est repoussé au-delà du Rhin et seuls les Triboques qui avaient fait partie de la coalition germanique demeurent en Basse-Alsace.
C’est le début de la romanisation de l’Alsace qui est intégrée dans la province impériale de la Gaule belgique.

Les mystères du Mur païen

Le massif accueillant l’abbaye est occupé dès le Néolithique et de nombreux vestiges datant de cette époque ainsi que des âges du bronze et du fer y ont été découverts. Les Celtes et les Gallo-romains se sont ensuite succédé dans la région.
Bien avant l’édification de l’abbaye de Hohenbourg, le mont était déjà une terre sacrée et il est possible qu’un sanctuaire dédié à une divinité solaire s’élevait à l’emplacement de l’actuel édifice religieux. Cette hypothèse n’a cependant pas été confirmée à l’heure actuelle.
A l’époque celtique, lorsque le mont portait encore le nom d’ « Altitona » ce qui signifie « Montagne haute », un immense mur a été construit pour des raisons qui font toujours débat.

Les vestiges du mur qualifié de païen par le pape Léon IX ont été classés monument historique en 1840 et site archéologique d’intérêt national en 1987. D’une hauteur variant entre 1mètre 50 et trois mètres, il s’étend sur 11 kilomètres de long et est constitué de grands blocs de pierre maintenus par des tenons en bois en double queue d’aronde.
Les Celtes ont édifié cette enceinte percée de plusieurs portes qui serpente à travers la forêt dans un but défensif ou cultuel selon les théories. Plusieurs mégalithes jalonnent également le parcours, notamment la « grotte des druides », le « promontoire du Maennelstein » et le « Wachstein ».
Le mystère qui entoure le mur plane sur ce site et est à l’origine de nombreuses légendes impliquant fées et sorcières, druides et elfes.

L’époque mérovingienne

Au 4ème siècle, la puissance de l’empire romain décline suite aux conflits de succession. Ses frontières sont menacées par les peuples germaniques qui effectuent dans un premier temps des raids et des razzias avant de s’emparer de territoires. C’est ainsi que les Alamans franchissent le Rhin et s’installent en Alsace après avoir vaincu les dernières légions qui défendaient cette région.
Au siècle suivant, les Francs, des Germains implantés dans le nord de la Gaule entament la conquête de nouveaux territoires. Ils rencontrent et défont les Alamans en 496 , intégrant ainsi l’Alsace au royaume mérovingien. Malgré leur défaite, les Alamans ne quittent pas leurs terres alsaciennes. Ils reconnaissent cependant la suzeraineté franque.
Lors du partage de l’État entre les fils de Clovis, l’Alsace est incluse dans l’Austrasie. La région conserve une large autonomie et obtient le statut de duché en 640.
Gondoin, premier duc d’Alsace, ainsi que son successeur Boniface favorisent l’expansion du christianisme et fondent plusieurs abbayes en terres alamanes.

Sainte-Odile, entre légende et faits réels

Le troisième duc d’Alsace, Etichon-Adalric originaire d’Obernai poursuit l’œuvre de ses prédécesseurs. Il épouse Berswinde qui pourrait être la belle-sœur du roi Sigebert III d’Austrasie, aux alentours de 655.
De cette union naît six enfants dont Odile qui est malheureusement aveugle. La légende raconte que l’enfant a recouvré la vue sur les fonds baptismaux.
Bien que chrétien, Etichon-Adalric n’est pas un père affectueux et Odile doit même sa survie à sa mère. Elle la soustrait du courroux de son père qui ne voulait pas d’une fille, aveugle de surcroît, en la confiant à une nourrice qui l’emmène en Bourgogne.
Très tôt, la jeune Odile montre une grande piété et fait preuve de générosité envers les plus démunis.

Etichon-Adalric se révèle ambitieux et prend part à de nombreux complots et conflits, n’hésitant pas à changer de camps et d’alliances afin d’augmenter son pouvoir.
A l’apogée de sa gloire, alors qu’il soutient Pépin de Herstal, maire du palais d’Austrasie, il décide de faire bâtir un nouveau château sur ses terres et choisit le futur mont Sainte-Odile.

Le duc s’installe dans le château de Hohenbourg avec son épouse et ses enfants. Le frère d’Odile va chercher la jeune fille en Bourgogne afin de l’amener dans la demeure familiale. Furieux, le duc le frappe mortellement mais, pris de remords, accepte de recevoir sa fille qu’il destine à un prince.
Refusant d’être mariée de force car elle veut vouer sa vie à Dieu, Odile s’enfuit, poursuivie par son père. Alors qu’il l’a presque rattrapée, un nouveau miracle se produit : le rocher sur lequel elle s’était arrêtée pour prier s’ouvre afin de la protéger de son père.
Devant cette intervention divine, Etichon-Adalric renonce à contraindre sa fille au mariage et lui offre le château de Hohenbourg et ses dépendances vers 680.
Avec l’aide financière de son père, Odile transforme la demeure ducale en un lieu de recueillement et de prière mais surtout en un lieu d’accueil pour les jeunes filles pieuses issues de la noblesse.

A l’aube du 8ème siècle, un second bâtiment, l’abbaye Sainte-Marie de Niedermunster, est construit au pied du mont afin d’accueillir les pèlerins. Odile et ses parents Adalric et Berswinde sont enterrés au sein même de l’abbaye.
Odile canonisée au 11ème siècle par le pape Léon IX a été choisie comme sainte patronne de l’Alsace.

L’abbaye, haut-lieu de pèlerinage

Les abbayes de Hohenbourg et de Niedermunster deviennent très vite un lieu de pèlerinage important. Malheureusement, les bâtiments souffrent durant la « Querelle des Investitures » qui oppose les papes et le Saint-Empire germanique de 1075 à 1122. Au cours de ce conflit, Frédéric II de Souabe tente de déloger ses ennemis, les Hohenbourg qui s’étaient réfugiés dans les abbayes, en y mettant le feu.
Suite à ces événements, l’Alsace et la Souabe sont réunies pour former un seul duché appartenant aux Hohenstauffen.
Frédéric 1er de Hohenstauffen dit Barberousse devenu non seulement duc de Souabe mais également roi de Germanie et empereur romain germanique à la mort de son père, visite l’édifice vers le milieu du 12ème siècle. Il ordonne la reconstruction des anciens bâtiments et confie cette mission à Relinde, abbesse de Ratisbonne appartenant à l’ordre des Augustines.
Sous la direction de Relinde, les abbayes de Hohenbourg et de Niedermunster sont réaménagées et retrouvent leur influence.
Par la suite, les deux édifices sont séparés et dirigés par des abbesses différentes. Herrade de Landsberg confie la gestion de Hohenbourg aux Prémontrés d’Etival qui bénéficient des revenus d’un domaine relativement important.

Au fil des siècles, les abbayes du Mont-Sainte-Odile traversent de nombreuses périodes sombres entre pillages et incendies accidentels ou criminels, notamment durant la Guerre de Cent Ans, la Guerre de Trente Ans et la Réforme. Seuls les tombeaux d’Aldaric et d’Odile abrités dans les chapelles de la Croix et de Saint-Jean ont survécu à ces terribles drames.
Chaque fois, les bâtiments sont reconstruits et les Prémontrés qui ont abandonné à plusieurs reprises l’abbaye se réinstallent courageusement.
Après une période d’accalmie, la Révolution française éclate en 1789. Les habitants des environs de l’abbaye profitent de l’occasion pour piller le couvent et dérober des pièces d’une inestimable valeur. Les terres et les bâtiments devenus biens nationaux sont vendus au maire de Mutzig et à un ancien chanoine de Strasbourg.
Le domaine passe de mains en mains jusqu’en 1853, date de son rachat par l’évêché qui charge les sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François d’administrer les terres et l’hôtellerie.
Entre-temps, les anciennes chapelles ainsi que la bibliothèque et le cloître du couvent ont bénéficié de leur classement comme monuments historiques.

De 1889 à 2015, les moniales des Sœurs de la Croix ont assuré à la fois les services liturgiques et hôteliers proposés par l’abbaye.
Des 35 moniales chargées à l’origine de ces tâches, il n’en restait plus que 5 dans les années 2010, un nombre insuffisant pour accomplir la mission. Le 24 juin 2015, les dernières Sœurs de la Croix quittent les lieu.

Et de nos jours ?

L’abbaye de Hohenbourg continue à jouer un rôle important dans la vie spirituelle de la région. Les offices quotidiens sont célébrés par un recteur et un chanoine et une nouvelle communauté religieuse s’est installée dans ses murs afin de perpétuer l’accueil des pèlerins mais également des touristes.
Les fidèles de la Confrérie de Sainte-Odile pratiquent le « laus perennis » (louange perpétuelle) depuis 1931. Cette tradition fondée au 4ème siècle par le moine Alexandre l’Acémète, archimandrite de Constantinople consiste à prier de manière continue, jour et nuit, dans un lieu saint.

La visite

Pour visiter l’abbaye de Hohenbourg, le mur païen et les différents sites des environs, il est recommandé de consacrer minimum une journée. Il est possible de se restaurer et de loger sur place, éventuellement en demi-pension ou en pension complète, en réservant une chambre à l’hôtellerie. Plusieurs chambres sont conçues pour accueillir des personnes à mobilité réduite. (réservation au 03 88 95 80 53).

Un séjour au Mont Sainte-Odile permet de profiter d’un moment hors du temps et de découvrir toute la beauté de la plaine d’Alsace qui s’étend aux pieds de l’abbaye. Par temps brumeux, la forêt devient mystérieuse et la promenade longeant le mur païen vous plonge au cœur des légendes celtiques.

N’oubliez cependant pas que l’abbaye est avant tout un lieu de prières et de pèlerinage et qu’il est important de respecter les règles permettant de lui conserver sa quiétude indispensable à la méditation.

En pratique

La visite guidée des bâtiments abbatiaux se fait par audiophone. Elle permet de découvrir la Basilique, la Cour du Cloître, les différentes chapelles, la Grande Terrasse ainsi qu’un cadran solaire datant du 17ème siècle.

A l’extérieur de l’enceinte de l’abbaye, ne manquez pas d’emprunter le chemin de croix réalisé en céramique par Léon Elchinger au début du 20ème siècle et de vous arrêter quelques instants devant la Source Sainte-Odile dont l’eau aurait le pouvoir de soigner les yeux avant de poursuivre votre route vers le mur païen et les ruines de l’abbaye de Niedermunster.
En raison des difficultés du terrain, la découverte du mur est déconseillée aux personnes moins valides et n’est pas accessible en fauteuil roulant.

Mont Sainte-Odile
67530 Ottrott
Tel : 03 88 95 80 53
Mail : info@mont-sainte-odile.com
Site web : http://www.mont-sainte-odile.fr

Découvrir la région

L’abbaye de Hohenbourg et le mur païen ne sont pas les seuls sites intéressants de la région.
N’hésitez pas à découvrir également :

Les vestiges de l’abbaye de Niedermunster situés au pied du Mont-Sainte-Odile. Cette abbaye fondée en 700 par la patronne de l’Alsace a subi de nombreuses catastrophes et est abandonnée à la fin du 16ème siècle. Une grande partie des bâtiments a été utilisée comme carrière de pierres jusqu’au rachat des ruines par l’évêché de Strasbourg en 1895. Des fouilles archéologiques ont permis de redécouvrir des sépultures datant du Moyen-Âge, dont celles de plusieurs abbesses. Au 12ème siècle et sur l’impulsion de Frédéric Barberousse, cette abbaye a supplanté sa cousine de Hohenbourg et aurait, selon la légende, abrité des reliques importantes. Là encore, le mystère reste entier. Pourquoi l’empereur aurait donné tant d’importance à cette abbaye qui n’était à l’origine destinée qu’à accueillir des pèlerins ?

Abbaye Sainte-Marie de Niedermunster
Montée du Mont-Sainte-Odile
67530 Saint-Nabor

L’abbaye de Truttenhausen est fondée en 1186 par l’abbesse de Hohenbourg, Herrade de Landsberg. Elle est gérée par les Augustins rattachés à l’abbaye de Marbach et abrite un hospice pour les pèlerins ainsi qu’un hôpital. Après avoir connu guerres et incendies, les religieux l’abandonnent en 1555 et le domaine est racheté en 1648 par la famille des Landsberg qui est toujours propriétaire des lieu. Seul l’extérieur est visible (aucune visite à l’intérieur).

Les ruines du Prieuré de Saint-Gorgon sont situées sur le chemin emprunté par les pèlerins qui se rendent à l’abbaye de Hohenbourg. Le prieuré a été également fondé par Herrade de Landsberg afin d’y accueillir les Prémontrés d’Etival. Après son abandon au 16ème siècle, le bâtiment est tombé en ruines et le site n’est plus entretenu depuis longtemps.

Le village d’Ottrott situé à la fois sur la route des vins d’Alsace et sur l’un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle est blotti au pied du Mont-Sainte-Odile. On y découvre le charme des villages alsaciens. Les amateurs de randonnées apprécient la beauté des forêts d’où émergent ça et là les ruines d’anciens châteaux médiévaux qui ajoutent mystère et romantisme au paysage.

A un jet de pierre d’Ottrott, la commune d’Obernai regroupe plusieurs villages appartenant à la « communauté du pays de Sainte-Odile ». Elle se caractérise par ses splendides maisons à colombages, témoins de sa prospérité à partir du 13ème siècle, lorsqu’elle obtient le statut de ville impériale.

A découvrir absolument :

  • le beffroi ou « kappelturm »
  • la Halle aux blés
  • le puits à six seaux
  • les anciens bains municipaux ou « mittelbadstub »
  • l’église Saints-Pierre-et-Paul
  • le village de Krautergersheim, capitale de la choucroute

Office de tourisme d’Obernai
Place du Beffroi
67210 Obernai
Tel : 03 88 95 64 13
Mail : info@tourisme-obernai.fr
Site web : https://www.tourisme-obernai.fr

Que manger dans la région ?

Bien entendu, la choucroute est la spécialité alsacienne la plus célèbre mais la région propose bien d’autres plats et desserts des plus alléchants :

  • le Kougelhopf, une pâte levée à la forme cannelée caractéristique qui se présente en version salée ou sucrée
  • le Baeckeoffe, une potée de viandes, légumes et pommes de terre mijotée au minimum trois heures avant d’être servie
  • la flammekueche ou tarte flambée aux lardons, oignons et crème
  • le bretzel, une pâte à pain garnie de gros sel en forme de …. bretzel
  • le chrischtstolle, une brioche aux fruits secs et parfois à la pâte d’amandes servie durant les fêtes de Noël
  • les boudins et charcuteries diverses
Le Mont Sainte-Odile : des Celtes aux Chrétiens
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