Cartes de crédit - ©stevepb CC0 Creative Commons

France et crédits : les français n’ont pas profité des taux bas en 2018

Le crédit apparaît en France dans les années 1920 dans le secteur automobile. Dans les années 1950 l’arrivée du crédit à la consommation bouleverse les habitudes d’achat des Français et permet de généraliser l’équipement en électroménager. Les Français sont de grands adeptes des crédits et se placent en tête des consommateurs européens dans ce domaine. La majorité des emprunts est destiné à des projets de consommation durable et à l’amélioration de l’habitat. En effet, les prêts à la consommation, nombreux et aisés à souscrire, permettent de concrétiser rapidement les projets ou de faire face aux incidents de la vie.

La consommation des ménages en France

Les ménages français consomment plus qu’ils n’épargnent. Jusqu’en 2017, les organismes de crédits ont eu le vent en poupe et ont prêté plus de 169 milliards d’euros en crédits à la consommation. En 2017, sept millions de foyers étaient concernés.

Les modes de consommation privilégiés sont désormais plus ancrés dans le local et soucieux de respecter une éthique de consommateur responsable. Ainsi, les ménages préfèreront consommer moins en quantité mais plus en qualité : ils chercheront la garantie de consommer mieux en privilégiant la qualité des produits, les cultures respectueuses de l’environnement et les élevages soucieux du bien-être animal. Cette exigence de préservation des ressources et de l’environnement se marque aussi par une préférence pour les produits locaux.

Toutefois, consommer mieux à un coût qui peut être difficile d’accès pour certains budgets, surtout dans le contexte d’une atmosphère économique pesante. Mais les Français se révèlent être bons consommateurs et restent confiants.

L’engouement des Français pour les achats à crédit

Ainsi, s’ils sollicitent parfois leur épargne pour de grosses dépenses, les acheteurs français n’en restent pas moins amateurs de crédits à la consommation. Les dépenses pour lesquelles les organismes financiers prêteurs sont sollicités sont liées essentiellement aux domaines suivants :

  • Achat de voiture ou de moto (crédit auto ou LOA)
  • Travaux d’amélioration de l’habitat
  • Équipement électroménager (e-commerce avec paiement en plusieurs fois)
  • Besoin en trésorerie
  • Et autre favori : le crédit immobilier pour l’accession à la propriété

Hormis les apports financiers nécessaires à un achat ou à des travaux d’amélioration de son cadre de vie, les utilisations des crédits à la consommation sont aussi plébiscitées pour pallier des fins de mois difficiles (un emprunteur sur cinq) ou les dépenses imprévues. Ils permettent également de financer les évènements exceptionnels, tels les mariages. Les étudiants peuvent y trouver une solution pour le financement de leurs études.

Autre facteur de confiance, la possibilité du rachat ou du regroupement de crédit est un point rassurant puisqu’il permet de retrouver un souffle dans sa trésorerie en diminuant les mensualités de remboursement des crédits à la consommation. L’organisme Solutis s’est spécialisé dans ce rachat afin d’offrir les meilleurs taux d’intérêts et les modalités de remboursement les mieux adaptées aux budgets des ménages. En permettant de regrouper tous ses crédits à la consommation en un seul et ainsi ne plus faire face qu’à une seule mensualité, il permet d’économiser sur les taux d’intérêt, puisque un seul taux sera alors appliqué, même si l’allongement de la durée des remboursements peut venir amoindrir le montant de l’économie réalisée. Le regroupement de crédits permet de réduire les remboursements de façon prégnante, parfois jusqu’à 60%.

De même, ainsi que le précise le quotidien La Tribune, le rachat d’un prêt immobilier peut faire baisser considérablement le montant des échéances ou la durée du remboursement.

En permettant ainsi un assouplissement des dépenses et en offrant la possibilité de répondre positivement et immédiatement aux besoins de trésorerie, d’équipements ou de loisirs, les contrats de crédits à la consommation ou personnels ont attiré une clientèle croissante.

Pourquoi les Français n’ont ils pas profité de taux bas en 2018 selon certains médias ?

Pourtant, en 2018, les taux historiquement bas n’ont pas attiré la faveur des clients. Ces derniers ne se sont montrés réceptifs ni aux baisses des taux d’intérêt pouvant inciter à l’utilisation de solutions de financement pour l’acquisition de produits de consommation, ni aux propositions d’équilibrer leur budget en passant par l’option rachat de crédits. Le nombre de ménages ayant souscrit un crédit est même en recul par rapport aux années précédentes. BFM Business présente les chiffres donnés par le dernier rapport de l’Observatoire des crédits aux ménages qui constate que cette baisse concerne essentiellement les crédits à la consommation et personnels, les crédits immobiliers étant, eux, légèrement revus à la hausse.

Les Français considèrent que leur situation financière s’est dégradée, et une méfiance par rapport aux risques liés aux crédits freine leur désir de consommation. La hausse du prix du pétrole, l’inflation qui a engendré une hausse des prix des produits de consommation courante, plus les hausses des taxes ont impacté les budgets des usagers. La conséquence directe est donc la baisse de la consommation.

Devant cette morosité économique liées aux récessions du pouvoir d’achat, les consommateurs français sont désormais réticents à s’endetter. Estimant leur situation financière dégradée par rapport aux années précédentes, ils craignent de ne pas pouvoir honorer les charges mensuelles que constituent les remboursements des crédits contractés. Ils préfèrent donc puiser dans leurs réserves et ne plus s’endetter.

Conclusion

Face à l’évolution des modes de consommation, les possibilités de financement se sont multipliées afin de permettre aux français d’adapter leur budget à leurs besoins. Plébiscités dans la dernière décennie, les prêts ont été nettement moins sollicités par les français en 2018, malgré un taux historiquement bas. Face aux aléas économiques, les consommateurs se tournent vers d’autres manières de satisfaire leurs besoins en harmonie avec leur pouvoir d’achat et leur volonté d’une consommation responsable et en accord avec leurs convictions et leur éthique. Ainsi voit-on émerger des sites dédiés à l’achat-revente individuel favorisant le commerce de produits d’occasion ou en promotion, qui permettent non seulement de limiter le gaspillage mais de permettre aussi d’améliorer sa trésorerie. Toutefois, le marché des crédits à la consommation pourrait connaître un regain de vitalité en 2019, lié en partie à une vision optimiste des perspectives économiques et d’un autre coté au fait que le crédit est souvent la seule alternative pour faire face aux dépenses incontournables.

France et crédits : les français n’ont pas profité des taux bas en 2018
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